Histoire

Histoire Pfister

Pfister Meubles SA est la plus importante filiale de Pfister Arco Holding SA, le groupe leader en Suisse dans le domaine de l’ameublement. Avec environ 1200 collaborateurs et 200 apprentis, Pfister est la première entreprise formatrice sur le marché de l’ameublement. Elle fête son 135e anniversaire en 2017. 

Album

2017

Pfister aujourd’hui
Pfister Meubles SA est la plus importante filiale de Pfister Arco Holding SA, le groupe leader en Suisse dans le domaine de l’ameublement. Avec environ 1200 collaborateurs et 200 apprentis, Pfister est la première entreprise formatrice sur le marché de l’ameublement. Elle fête son 135e anniversaire en 2017.

Pfister poursuit une stratégie Cross Channel et est présente dans toute la Suisse grâce à sa plate-forme en ligne pfister.ch et à 20 succursales réparties dans l’ensemble du pays. Elle y est un leader en services incontesté. Aujourd’hui, plus de 20’000 produits sont proposées en ligne à l’achat et de multiples produits sont personnalisables. Le nombre d’articles proposés croît de jour en jour. Cela fait de Pfister Meubles SA le plus grand distributeur en ligne du marché de l’ameublement. Pfister utilise les opportunités offertes par le numérique pour continuer à simplifier l’expérience d’achat de ses clients.

2016

Mon chez-moi c’est…
Chez Pfister nous croyons qu’il n’est possible d’être vraiment heureux que si l’on se sent bien chez-soi. Et, pour cette raison, nous nous consacrons avec passion à l’aménagement afin de permettre à tous de vivre leur propre rêve de décoration. 
Nous voulons surprendre nos clients sur les différents canaux existants en leur proposant des idées créatives et des solutions d’aménagement intelligentes.  

Réouverture Contone
La succursale «Mobili Pfister» de Contone, qui fête son 50e anniversaire en 2017, a subi au cours des 18 derniers mois une remise à neuf complète. Elle a été solennellement réouverte le 29 septembre 2016. La succursale rénovée renforce à la fois le site tessinois et Pfister en tant que fournisseur suisse leader dans le domaine de l’ameublement.

Entrepòt automatique pour petite matériel
La mise en service de l’entrepôt automatique pour petit matériel est une nouvelle étape de la mise en œuvre de la stratégie Cross Channel de Pfister Meubles SA et un pas en avant important pour répondre à la forte croissance du commerce en ligne. Cette nouvelle construction permet une préparation de commande adaptée aux succursales et ainsi, une livraison optimisée de l’assortiment du magasin dans les différents points de vente. 

2015

Pfister Arco Holding rachète Möbel Hubacher
Le fort ancrage régional et l’excellente localisation de Möbel Hubacher ont été décisifs pour son intégration au sein du Groupe Pfister. Par ailleurs, le Groupe Pfister constitue le partenaire idéal d’un plan de relève externe suisse. Möbel Hubacher convient à notre stratégie sur le long terme consistant à développer grâce à des sites attrayants la position de leader sur le marché du groupe Pfister, aussi bien en succursale qu’en ligne, et à augmenter notre part de marché. 

Happy Birthday Atelier Pfister
Près de quatre-vingt pièces maîtresses ont été créés pour Atelier Pfister par les vingt designers et artistes suisses depuis 2010. Certains objets entrent dans les collections design, et quelques meubles ont même le potentiel pour devenir des classiques. Cela nous ravit et nous emplit de fierté. Nous sommes encore plus satisfaits de la popularité des meubles et accessoires Atelier Pfister dans les intérieurs suisses de nos clientes et clients.

2013

Première boutique Jan Kath au coeur de Zurich
Sur la Walcheplatz, au centre de Zurich, dans sa succursale la plus ancienne qui vient d’être réaménagée, Pfister a ouvert la première boutique Jan Kath de Suisse à la mi-août 2013. Une offre impressionnante de tapis design haut de gamme attend les clients dans cette boutique exclusive. 
Ainsi Pfister mise sur la grande compétence en tapis. Depuis les années 1960, des rapports directs ont été établis avec les marchands de tapis dans les principaux lieux d’origine. Aujourd’hui, Pfister ne dispose pas seulement d’un excellent réseau de relations mais également d’un savoir-faire unique qui est transmis de génération en génération.

2010

Lancement Atelier Pfister
La nouvelle marque de produits Atelier Pfister a été lancée à cette occasion. Une marque qui soutient de jeunes designers suisses et qui fait voir l’art à la fois dans ce qu’il a d’unique et sous son aspect fonctionnel.
L’idée de départ consistant à organiser un concours promotionnel pour les jeunes designers suisses a donné naissance à une collection d’ameublement entièrement nouvelle entre janvier 2009 et juin 2010. Son nom en dit long: Atelier Pfister. Atelier, parce qu’il était clair dès le départ qu’il s’agissait de donner à de jeunes créateurs une chance de concrétiser un projet.

2006

Nouveau logo
Après un certain temps, l’apparence et le message véhiculé par les logos de l’entreprise sont remis en question. Pour pouvoir être en harmonie avec leur époque, ils doivent être régulièrement réadaptés. Le dernier grand changement s’est opéré le 1er février 2006. Après plus de 120 ans de présence, le mot «Meubles» était supprimé du logo.

1995

Durabilité
Pfister misé résolument sur le principe de développement durable. En 1995 déjà, elle est membre cofondateur de STEP, organisation pour le commerce équitable des tapis appartenant à la célèbre fondation Max Havelaar. Et depuis 1999, Pfister est membre actif de WWF Global Forest & Trade Network Switzerland et propose à ce titre des produits en bois portant le label FSC®.

1984

Pfister Stratégie de « diversité ciblée »
En tant que leader du secteur, Pfister Meubles définit la nouvelle stratégie de «diversité ciblée» avec les lignes indépendantes Pfister Meubles, Mobitare et Toptip mais aussi avec le prestataire de services Vorhang-Atelier et le fabricant de textiles international Mira-X. La région de Zurich accueille sa première grande filiale (Wohnland) en 1988 avec l’ouverture du magasin d’ameublement de Dübendorf.

1974

Transport par chemin de fer
Le nouveau système de transport de containers par chemin de fer est mis en place. En 2011, l’équivalent de 1644 convois routiers est transporté par voie ferroviaire, ce qui permet de réduire les émissions de CO2 de 265 tonnes.

1971

L’esprit Pfister
Fritz Gottlieb Pfister décide de quitter le conseil d’administration. «L’esprit Pfister» se perpétue! Il est transmis de génération en génération.

1966

La fondation de prévoyance de Pfister Meubles SA
En 1966, Fritz Gottlieb Pfister apporte les actions familiales à la fondation de prévoyance de Pfister Meubles SA. Depuis 1991, la fondation F.G. Pfister veille, en qualité de comité suprême, au respect des objectifs de la fondation: l’entreprise doit rester indépendante et la prévoyance et le bien-être des collaborateurs doivent être assurés.

Les années 1960
La maison d’ameublement se transforme en maison dédiée à l’aménagement. Une large gamme de luminaires, textiles d’intérieur, rideaux et tapis est également proposée dans de nouveaux rayons individuels gérés par des services. S’ensuit également «l’ouverture à l’Orient» avec le développement de l’achat direct de tapis d’Orient. Pfister Meubles s’impose rapidement en leader du commerce de tapis d’Orient en Suisse

1957

Les 500 collaborateurs et expositions à Bâle, Zurich, Berne, Suhr, Bellinzona, Lausanne, Genève et Saint-Gall correspondent parfaitement aux aspirations de la population suisse.

1942

À l’occasion de son 60e anniversaire, Pfister fait paraître son grand catalogue de meubles: «Gueti Schwyzer Möbel» (meubles suisses de qualité). S’adaptant au chaos ambiant, la devise est «Un habitat économique mais de goût».

1939

Expansion et réorganisation
Les trois succursales florissantes de Bâle, Zurich et Berne demandent à être agrandies et réorganisées. Visionnaire, Fritz Gottlieb Pfister planifie alors de construire au centre de la Suisse, à la croisée des grands axes de circulation, une nouvelle usine et un bâtiment administratif. Les locaux, impressionnants pour l’époque, sont ouverts à Suhr, juste avant que n’éclate la seconde guerre mondiale, et seront agrandis par la suite pour servir de salle d’exposition d’usine. Cependant, l’interdiction d’ouvrir des succursales durant la guerre empêche l’exploitation de la grande salle d’exposition. La nécessité rend ingénieux: les vitrines sont recouvertes de peinture blanche

1934

Caisse d’assurance sociale
En véritable précurseur en matière de prestations sociales actuelles, Pfister introduit la «caisse d’assurance sociale» au profit de ses collaborateurs. Un réel privilège quand on sait que l’AVS n’a été créée qu’en 1948.

1922

Fondation de la société anonyme
L’entreprise individuelle se transforme en société anonyme et devient Pfister Meubles SA. Une succursale est ouverte à Zurich sur la Walcheplatz. En 1924 est inaugurée à Berne, dans la Schanzenstrasse, l’exposition «L’Art de l’habitat», une véritable première pour l’époque.

1918

Le premier camion Pfister
Acquisition du premier camion Pfister. Les livraisons sont désormais assurées en dehors du périmètre urbain.

1916

Fritz Gottlieb Pfister
À l’âge de 25 ans, Fritz Gottlieb Pfister reprend le destin de l’entreprise en main. Vers la fin de la guerre, l’entreprise connaît un véritable essor. Le jeune Fritz Gottlieb ouvre un deuxième magasin avec dépôt, dans la Güterstrasse, à Bâle. L’offre est présentée dans plus de cent cabines d’exposition.

1912

Margaretha Pfister-Christen
Margharetha Pfister-Christen élève non seulement leurs quatre enfants mais reprend aussi la gestion des affaires après la mort prématurée de son mari.

1882

Johann Jakob Pfister
Johann Jakob Pfister ouvre un magasin de meubles et de literie ainsi qu’un atelier à Kleinbasel. Sa passion pour les beaux objets anciens associée à ses grands talents artisanaux et une fibre commerciale évidente se font rapidement connaître.

Les années 20

Les années 20 sont la décennie de la modernité. Après la première guerre mondiale, beaucoup de choses changent, ce qui a également un impact important sur la vie quotidienne. Les produits de luxe sont devenus accessibles à une large couche de la population et les réfrigérateurs et aspirateurs remplacent ainsi les employés de maison.

Pfister présente son premier catalogue de meubles et facilite et inspire l’aménagement de l’intérieur. C’est seulement à partir des années 20 que les femmes commencent à s’occuper de l’aménagement de leur maison. Jusque-là, les meubles étaient souvent commandés avec la maison, déjà intégrés ou hérités. Tout change avec le nouveau comportement des consommateurs. Le style d’intérieur massif et sombre d’autrefois disparaît peu à peu, le blanc s’installe et l’intérieur se féminise. Les magasins de bricolage voient le jour et le design industriel apparaît avec une demande importante en matière de création. Des designers comme Eileen Grey ou Le Corbusier créent des meubles sobres et fonctionnels mais les accessoires d’intérieur et objets de la vie quotidienne arborent des formes plus ambitieuses. Lors de la grande exposition à Paris en 1925 est né l’Art déco, le premier courant artistique aussi marquant en matière de décoration, allant du mobilier à l’architecture, en passant par l’automobile et les biens de consommation en tous genres.

L’EPOQUE DU JAZZ
La musique jazz donne le ton et transmet l’atmosphère des «Roaring Twenties» (années 20 rugissantes). Sur du jazz, on danse le charleston, on boît des cocktails et les jeunes font la fête. Les femmes dansent, cigarette à la main, parées de robes flapper courtes à franges, de sautoirs de perles et de coiffures à la garçonne. Le cinéma fascine avec des stars comme Charlie Chaplin, les voitures filent à toute allure et l’art devient abstrait. La grande fête que décrivent des écrivains comme F. Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway dans leurs oeuvres s’achève en 1929 avec le crash boursier.

Les années 30

Cette nouvelle décennie débute par une grave crise économique mondiale et se termine par la deuxième guerre mondiale. L’industrie des biens de consommation fait tout pour inciter les personnes à acheter et le secteur du divertissement tente de distraire avec beaucoup de glamour.

C’est donc une décennie au style luxueux et glamour: l’ Art déco, repris par Hollywood, se répand et s’installe également dans les maisons suisses. Le «Streamline» (style paquebot) désigne les formes courbes qui caractérisent les voitures, avions et l’architecture jusque dans les années 50, mais aussi le design du mobilier. L’exemple classique est le fauteuil aux accoudoirs courbés, qui devient le modèle favori de beaucoup. Le satin est également un bestseller, les jetés de lit et coussins doivent briller et faire rentrer le glamour du cinéma de l’époque à la maison. Sinon, comme toujours en temps de crise, on remarque une tendance au classique et à la durabilité. Le buffet de cuisine fait partie intégrante de l’aménagement, tout comme les tables de cuisine robustes et les «Tabourettli», petits tabourets de table compacts en bois. Durant la semaine, les repas sont en effet pris dans la cuisine. Il en va de même pour la vaisselle, de nombreux foyers possèdent un service de table pour le quotidien et un pour le dimanche. Souvent, la salle à manger n’est utilisée que le dimanche ou pour recevoir des invités.

L’EPOQUE DU CINEMADans les années 30, le cinéma attire des millions de personnes chaque semaine et permet d’oublier les difficultés économiques du quotidien le temps d’un film. Durant l’âge d’or d’Hollywood, de nombreux films glamour sont produits, souvent avec des décors de style Art déco. C’est la grande époque des stars comme Marlène Dietrich, Fred Astaire, Greta Garbo ou Gary Grant, dont les noms sont restés célèbres. Élégance et classicisme sont de mise, les jupes se rallongent et le design des objets du quotidien se veut plus traditionnel.

Les années 40

Cette période est marquée par la guerre et ses séquelles. Durant cette époque incertaine, la maison prend de l’importance. On passe beaucoup de temps à la maison, la famille est ensemble à table ou devant la radio, souvent avec des voisins et amis également.

Le style d’intérieur du moment est empreint d’un mélange d’élégance et de confort. Les couleurs vives, les contours prononcés, le bois sombre et les formes courbes dominent. On veut du confort et un mobilier solide. Les intérieurs sont ornés de voilages, tapisseries et tapis. Les canapés et fauteuils sont regroupés et les chambres à coucher sont vendues en ensembles complets. Durant la période d’après-guerre, de nombreux blocs d’habitations et des pavillons au style simple, dépouillé et confortable voient le jour: parquet contrecollé et pavés en terre cuite recouvrent les sols, les cuisines sont petites, construites en longueur et disposent souvent d’un passe-plat vers la salle à manger et les salles de bain sont habillées de carrelages en céramique. À cette époque, l’habitat n’est pas tellement personnalisé, beaucoup ont le même et vivent dans des habitations identiques, avec le même type de meubles, tous répartis correctement et de manière pratique dans les pièces qui leur sont dédiées. 

L’EPOQUE DE LA GUERRE
La mode est pratique, masculine et adaptée au quotidien. Les femmes portent des tailleurs avec épaulettes, des chaussures plates et robustes, des foulards et de plus en plus de pantalons. Durant le temps libre, on anse le swing, importé en Europe par les Américains, et au cinéma, on regarde des films de gangsters, qui présentent la différence entre le bien et le mal en noir et blanc. Cependant, à la fin de la décennie, l’avenir renaît: la Beat Generation expérimente de nouveaux modes de vie, Sartre et Camus font connaître l’existentialisme avec leurs oeuvres et Dior crée le «New Look» qui fait renaître l’élégance dans la mode avec ses larges jupons.

Les années 50

Après la guerre, une nouvelle légèreté moderne supplante, du moins en matière de style, la lourdeur, le côté sombre et le rustique.

De nombreux classiques du meuble signés Saarinen, Jacobsen, Eames ou Gio Ponti sont créés à cette époque, dont beaucoup déjà à la fin des années 40. On l’appelle le Midcentury Design (design du mi-siècle) et il révèle l’air du temps de cette époque. Aujourd’hui encore, ce style exprime un design d’intérieur moderne et il continue d’influencer le style contemporain. Les photos des catalogues Pfister des années 50 présentent de nombreux meubles légers et hauts sur pieds. Fauteuils, canapés, buffets et tables haricot s’étirent sur des pieds compas de forme conique. Ils trônent sur des tapis à motifs géométriquse dans de petites pièces colorées. Tout paraît cool et simple mais représente également une petite bourgeoisie bien confortable et proprette. Des caoutchoucs poussent le long des murs, des vases sont posés sur des napperons en dentelle et la radio trône sur un petit meuble à roulettes. La surface des habitations est de plus en plus réduite, mais on acquiert plus tôt son propre logement. Pour un gain de place, de nombreux meubles sont multifonctions. Le porte-journaux sert aussi de support pour pots de fleurs, la petite table d’appoint loge une lampe sur pied et le canapé est doté d’une étagère intégrée. De plus, les années 50 arborent des coloris singuliers: rouge, jaune moutarde, vert olive et bleu pétrole sont associés au noir, blanc, gris et tons pastel. 

L’EPOQUE DE LA FAMILLE
Après la guerre, on mise tout sur un monde nouveau et la famille. La femme est renvoyée à ses fourneaux pour rendre leur poste de travail aux hommes rentrés de guerre. Le portrait de famille traditionnel redevient réalité. On célèbre la joyeuse petite bourgeoisie, on écoute de la musique populaire, on danse le rock n’roll, on pleure devant les films de Sissi et on rêve de prospérité et de devenir propriétaire d’une maison avec jardin.

Les années 60

Récemment, dans la série Mad Men, nous avons pu découvrir les intérieurs cool et stylés des années 60. Durant cette décennie, on passe de la bourgeoisie bien rangée au futurisme peu conventionnel et au style pop.

Et de nombreux foyers mélangent gaiement le tout! La transformation des valeurs révolutionne aussi les intérieurs: les ottomanes remplacent soudain les canapés et l’on s’assoit autour de tables rondes blanches, sur des chaises en forme d’OVNI. Mais il existe aussi des meubles aux coloris chaleureux et réalisés avec beaucoup de bois, qui apportent du confort sans paraître trop coquets. Les murs sont éclairés, les fauteuils lounge ressemblent à des postes de commandement de navettes spatiales et le bar fait désormais partie intégrante du salon. Les contraires s’imposent. Il y a le style scandinave avec des meubles clairs, beaucoup de bois et des motifs graphiques, les garçonnières cool avec des lits ronds et un esprit James Bond ou encore les salons futuristes à la Verner Panton déclinés dans des coloris toniques. Les maisons arborent un style graphique dépouillé avec de grandes fenêtres et des espaces ouverts, que ce soit d’anciennes granges rénovées ou des trois-pièces pratiques, et pour la première fois, les objets et meubles anciens sont associés au design moderne.

L’EPOQUE REVOLUTIONNAIRE
Durant les années 60, on assiste à de nombreuses transformations sociales. La jeunesse s’oppose aux valeurs bourgeoises et expérimente de nouveaux modes de vie. Dans le domaine du design, les visions futuristes se concrétisent, Mary Quant invente la minijupe, le pop art domine avec Andy Warhol en figure de proue. Les Beatles révolutionnent l’univers de la musique et les premiers hommes posent le pied sur la lune.

Les années 70

Les années 70 sont une époque relativement zen. On aime son chez-soi et l’aménagement se veut individuel et confortable.

Les couleurs du coucher de soleil, orange en tête, donnent le ton. Tout est douceur, chaleur et confort. Le blanc est souvent remplacé par du beige, les appartements et maisons se parent de moquettes veloutées, on aime le bois, également sur les murs, et les meubles arborent pour la plupart des formes arrondies. Les grands salons confortables remplacent les ensembles de canapés, l’étagère à livres se prénomme désormais paroi murale et fait partie intégrante des salles à manger suisses. Souvent, elle est dotée d’un bar intégré, est éclairée et offre de la place pour exposer les accessoires d’habitat, souvenirs et photos de vacances. De nouvelles pièces font leur apparition: la pièce pour les soirées dans la cave ou celle dédiée aux loisirs dans le garage. Les chambres d’enfants abritent des lits superposés et tous les lits sont recouverts de jetés de lit duveteux. Le must des années 70 est le tapis à poils longs, mais on compte d’autres objets en vogue comme les accessoires d’intérieur fantaisie, souvent inutiles: la lampe à lave, les rideaux en coquillages, le macramé et les tapisseries vives aux motifs pop.

L’EPOQUE DES LOISIRS
À cette époque, les adultes se dépêchent de rentrer à la maison le samedi soir pour regarder le Muppet Show à la télévision. Le temps libre est glorifié, celui qui n’a pas de pièce pour ses loisirs se rend au centre de loisirs pour y faire des travaux manuels. Le premier jeu vidéo est lancé sur le marché et même dans les plus petits logements ou garages, on fait la fête. Les femmes portent de très longues robes à motifs multicolores, les hommes des pantalons pattes d’éléphant et des chemises déboutonnées à col pelle à tarte. On va en discothèque et au cinéma, on regarde des films comme Love Story ou Saturday Night Fever. Le glamour rock et le punk donnent un rythme plus impétueux à la fin de cette décennie.

Les années 80

Pendant cette décennie, la carrière est primordiale. On veut gravir les échelons, gagner de l’argent et le montrer. En matière de style, on cherche la nouveauté dans le passé et on assiste à l’arrivée du postmodernisme.

En Italie, Ettore Sottass fonde le Groupe de Memphis qui crée un design nouveau en s’inspirant de l’Art déco et de la culture pop. Les pièces sont de plus en plus aménagées dans un style sobre avec beaucoup de cuir, chrome, verre et symétrie. Le bleu est désormais le coloris favori, sur les podiums comme dans la maison. Les canapés et fauteuils bleus sont les modèles phare des années 80. Le turquoise, coleur encore atypique pour l’intérieur, s’affiche également dans la maison durant les années 80. La moquette disparaît pour laisser la place aux sols brillants sur lesquels triomphent des meubles qui en jettent. On décore également avec faste, on place des fleurs exotiques ou lys dans de grands vases, on drape les rideaux de manière théâtrale, on entoure les longues tables de chaises au dossier haut et étroit et on crée une ambiance lumineuse scénique au moyen d’appliques et de spots. Cependant, le blanc et les tons pastel gagnent en importance. Ils transmettent un sentiment de luxe, une atmosphère estivale permanente et agrandissent les espaces. À New York, la ville tendance des années 80, les anciens bâtiments industriels sont reconvertis en galeries et en logements. Cette tendance éveille le désir de grands espaces, on conçoit moins les pièces séparément et on crée plutôt différents espaces.

L’EPOQUE YUPPIES
Le grand jeu des années 80 consiste à «gagner de l’argent ». Les yuppies, Young Urban Professionals (bourgeois bohême, bobos) détrônent les hippies. Ils portent des costumes et retroussent leurs manches, et les femmes portent les plus grosses épaulettes de l’histoire de la mode. On regarde Dallas, Dynasty et Deux flics à Miami à la télévision, on écoute de la pop avec Madonna et Michael Jackson, de préférence sur un walkman, on se maintient en forme en faisant du jogging et de l’aérobic et on dévore du fast food américain pendant la pause de midi.

Les années 90

Après les années 80 au style plutôt théâtral, les années 90 affichent plus de retenue. Les cheveux crêpés disparaissent et les boucles des femmes sont lissées au fer.

Pour l’intérieur, l’évolution est semblable. Les mises en scène théâtrales laissent place à la sobriété, les couleurs vives comme le bleu, le rouge et le turquoise disparaissent au profit du beige et des coloris naturels tendres. Le minimalisme est tendance, la devise est: «Le moins est le mieux», un style d’intérieur dépouillé, cool et moderne s’installe. Les motifs géométriques et pop s’effacent et cèdent la place à des motifs ton sur ton où formes et couleurs se fondent. On ne met plus des pièces uniques imposantes en scène; on présente plutôt ses objets favoris dans des vitrines ou on regroupe quelques accessoires d’intérieur sur la table basse ou les buffets. Les formes carrées cèdent la place aux formes arrondies, le textile se substitue au cuir et le bois gagne en importance. On sort moins, on aime profiter de son chez-soi, on écoute de la musique, on cuisine pour ses amis et on joue à des jeux vidéo sur les nouvelles consoles. Les étagères à CD sont désormais le meuble favori, les fauteuils TV et canapés moelleux ont la cote, on encadre des photos en noir et blanc pour décorer les murs blancs, et même les rideaux, s’il y en a, sont de couleur blanche ou crème.

L’EPOQUE LIFESTYLE
Le mode de vie est de plus en plus individualiste, on commence à moins s’orienter vers une tendance généraliste, on cherche plutôt ce qui nous correspond le mieux dans l’offre considérable proposée. Les magazines connaissent leur apogée dans les années 90 et de nouveaux magazines de lifestyle, comme Wallpaper, influents également dans le domaine de l’habitat, voient le jour. Les stars et starlettes prennent peu à peu la place des mannequins et l’on veut s’habiller et se coiffer comme les modèles de sa série télé préférée. Les Spice Girls amènent le Girl power et Nirvana le grunge, les fêtes sont désormais d’immenses événements, comme la Street Parade, et les téléphones mobiles tout comme le World Wide Web révolutionnent la communication.

Les années 00

Au cours de la première décennie du nouveau millénaire, on s’éloigne du minimalisme en matière de style. Dans un monde qui change toujours plus vite et secoué par des attentats terroristes et une insécurité économique, la maison se transforme en véritable cocon refuge.

L’individualisme prend de l’importance, on souhaite avoir un intérieur qui nous plaît et piocher à sa guise dans les différents styles. Le coté showroom chic et froid s’éclipse au profit des idées personnalisées. Les couleurs s’installent, même dans les logements suisses d’ordinaire sobres. Celui qui ne peint ni ne tapisse ses murs opte au moins pour des rideaux, tapis et coussins de canapé colorés. La décoration devient aussi importante que la mode et une large couche de la population commence à se consacrer au design et à l’architecture. Chic bohème, éclectisme, retour du rétro, look ethnique ou champêtre romantique, la palette de tendances s’amplifie sans cesse. La propriété gagne également de l’importance. On construit dans un style d’architecture généreux, avec beaucoup de verre et de béton. On souhaite plus de confort. Vintage et chic industriel apportent une note surannée dans la maison. La rouille, les surfaces rugueuses, le bois brut ou les tapis à effet usé sont désormais consensuels et associés au nouveau design. Les catalogues d’intérieur Pfister sont maintenant des sources d’inspiration qui présentent des meubles nouveaux mais transmettent également de nombreuses idées de décoration et d’aménagement..

L’EPOQUE DES NOUVEAUX MEDIAS
En ce nouveau millénaire, l’univers des médias se métamorphose en nous apportant Google, des médias sociaux comme Facebook ou Twitter, l’IPod et l’IPhone. Le numérique est incontournable et l’Internet devient de plus en plus accessible. La télévision diffuse des émission de télé-réalité et de nouvelles stars de la chanson et les télé-crochets révèlent de nouveaux mannequins. Harry Potter embarque petits et grands dans son univers magique, nous écoutons de la soul avec Amy Winehouse et nous dansons sur Beyoncé et Lady Gaga. La mode se veut ultra-sexy, les tailles sont de plus en plus petites et le désir de jeunesse éternelle est si important que de plus en plus optent pour le Botox ou des opérations de chirurgie esthétique.

Les plus belles couvertures de catalogue Pfister

«Das Buch der schönen Möbel» (Le livre des beaux meubles), le plus ancien témoignage imprimé, date de 1921.

En 1942 paraît le grand catalogue de meubles «Gueti Schwyzer Möbel» (Meubles suisses de qualité). S’adaptant au chaos ambiant, la devise est «Wohne sparsam – aber schön» (Un habitat économique mais de goût). 

Les années suivantes sont également ponctuées par des offres promotionnelles séduisantes telles que «Acheter du prêt-à-emménager, c’est acheter moins cher!» (caisse à outils comprise dans le prix forfaitaire!). 

À partir des années 60, Pfister attire en plus la population suisse à Suhr grâce à des bons d’essence. 

Les documents des années 70 ont malheureusement disparu. À cette époque, on est tourné vers l’avenir, on s’intéresse moins aux origines et à l’histoire et on se débarrasse rapidement des documents precieux. 

Au cours des années 80, la publicité Pfister s’illustre par différents thèmes. 

C’est seulement à partir des années 90 que Pfister reprend sa tradition des catalogues d’inspirations.